ville komarom

Ville touristique au lourd passé historique sur la rive gauche du Danube

Komárom est une ville hongroise de 20 000 habitants, sur la rive droite du Danube à la frontière slovaque. Elle est à 100 kilomètres de Budapest (capitale de la Hongrie et siège du Parlement hongrois) et de Bratislava, (capitale slovaque, auparavant sous son nom hongrois Pozsony).

 

La ville actuelle de Komárom s'appelait à l'origine Újsz?ny qui fut réunie en 1896 avec la ville historique de Komárom (aujourd'hui la ville slovaque de Komárno) située sur l'autre rive du Danube. A cette époque en effet, les deux rives faisaient partie du grand royaume de Hongrie. La ville historique de Komárom en fut séparée après la première guerre mondiale quand le traité de Trianon (le traité fut signé dans le petit palais de Trianon du jardin du château de Versailles) fixa en 1920 les nouvelles frontières de la Hongrie en lui enlevant ainsi les trois quart de son territoire.

C’est ainsi que la ville de Komárom se retrouva coupée en deux, sa partie nord sous le nom de Komarno fut rattachée à la Tchécoslovaquie, aujourd’hui Slovaquie, et sa partie sud resta en Hongrie en perdant sa vieille ville, son cœur historique qui resta en Tchécoslovaquie. D’habitude au lieu de dire Komarno, les Hongrois disent Komárom du Nord. Et les habitants de Komárom du Nord sont majoritairement hongrois. Les deux villes sont reliées par un pont.

Depuis l’entrée de deux pays dans l’Union Européenne en 2004 et leur entrée dans l’espace Schengen en 2007 cette frontière coupant en deux la ville de Komárom a tendance à perdre de son importance. Pourtant durant les années du communisme pour les habitants de deux villes il était très difficile de passer la frontière...

Du point de vue militaire Komárom fut tout au long de son histoire une ville stratégique.

Au 16e siècle son vieux château fort conforté par les Habsbourg pour qu’il puisse assurer la défense de Vienne, résista bien aux attaques de l’armée turque qui se montra incapable de le prendre. C’est ainsi que la ville de Komárom ne connut pas l’occupation turque, mais elle tomba sous la domination des Habsbourg.

L’époque des guerres napoléoniennes marqua une nouvelle étape dans l’histoire de la ville. Comme Vienne, capitale de l’Empire Autrichien fut occupé par l’armée de Napoléon (1809), l’empereur autrichien se réfugia dans la ville de Komárom et décida d’entreprendre des travaux de fortification de grande ampleur. Les travaux débutèrent en 1827, mais ils furent interrompus lors de la révolution et combat de liberté des Hongrois contre les Habsbourg en 1848/49. Durant les combats l’armée hongroise récupéra la ville de Komárom avec sa forteresse, jusque-là étant dans les mains des Habsbourg. Son célèbre capitaine fut György Klapka dont le grand statut se trouve sur la place principale de Komárom du Nord. Pour combattre et vaincre les Hongrois soulevés contre la domination des Habsbourg, le jeune empereur autrichien, François-Joseph fit appel à l’armée russe qui intervint dans ce conflit interne avec une force écrasante. C’est seulement à l’aide de l’intervention russe que les Habsbourg arrivèrent à combattre l’armée hongroise jusque-là glorieuse. Komárom fut la dernière ville à tomber et c’est son capitaine, Klapka qui décida de rendre la ville à condition que la vie de ses soldats reste épargnée. (le 27 septembre 1949).

Après leur victoire, les Habsbourg entreprirent de nouveau la fortification de la ville, soit celle de la forteresse. La forteresse de Monostor, visitée par les jeunes de Gruissan fut terminée en 1871.

Pendant l’époque peu glorieuse du communisme, l’armée soviétique prit possession de la forteresse et la transforma en dépôt de munition et d’armes, en un véritable arsenal pour être prêt à lancer à tout moment une offensive contre l’Europe Occidentale. Durant ses années la forteresse subissait des dégradations importantes.

Depuis 1990 les travaux de restauration ont commencés en transformant certaines parties de la forteresse en salle d’exposition, en musée ou en salle de conférence. Etant donné la taille de la forteresse il reste encore beaucoup de travail. La forteresse est en passe d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial.